Qui assiste au déchaînement de la violence au cours de l’histoire ne peutqu’être désespéré. D’autant plus que la plupart du temps, comme on a pu leconstater au cours du XXe siècle, la violence est commise au nomd’idéologies qui se réclament du bien et sont capables d’entraîner l’adhésiondu plus grand nombre. Au cœur de tout cela, il se trouve malgré tout desactes de bonté. Comment comprendre cela ? Faut-il y voir une manifestationde vie intérieure ? Est-ce un résidu de bonté réservé à quelques privilégiés ?L’ultime bénédiction quotidienne de la prière juive du Chemoné Esré énoncececi : « Dans la lumière de ta Face, tu nous as donné, Adonaï, notre Dieu, uneTorah de vie et l’amour de la bonté (“ahavat hesed”)... » Selon ce texte, labonté ne résulterait pas d’une décision volontaire, mais d’un don à accueillir,résultat de la bénédiction offerte au jour de la Création ? Comment retrouverà nouveau ce sens du fil de la grâce ?
L'autrice :
Philosophe française née en 1947, Catherine Chalier est professeure émérite de philosophie à l’université Paris-Nanterre. spécialiste de la pensée juive, elle dialogue notamment avec Emmanuel Levinas et la tradition biblique. es travaux explorent l’éthique, le mal, et la responsabilité, dans une écriture à la fois exigeante et accessible.
L'avis du libraire :
Dans L’exception du bien, Catherine Chalier interroge la possibilité du bien au cœur d’un monde marqué par le mal. lle met en lumière des gestes discrets, souvent invisibles, qui témoignent d’une bonté irréductible. Un essai profond et méditatif, qui invite à reconnaître la force fragile mais persistante du bien dans nos vies.