Comme un corps lourd dans une eau sombre

Comme un corps lourd dans une eau sombre

18,29 €


  • Éditeur : Labor et fides
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  • ISBN : 9782830914078

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Cet essai aussi concis que profond traite de l'énigme du mal à partir d'une analyse des réflexions sur le sujet de Jankélévitch, Lévinas, Kant, Ricoeur ou encore Freud. Philippe Grosos renvoie toute explication totalisante du mal qui le définirait dans les termes d'une essence, d'un contre-projet ou d'une finalité. Sur l'image troublée d'un corps plongé dans l'eau profonde, l'auteur réfléchit aux dommages collatéraux du mal qui parfois peuvent provoquer des effets positifs, tel par exemple pour celui qui reçoit le bonheur d'exister grâce au remariage d'un père qui a perdu tragiquement sa première épouse. Comment saisir l'énigme des conséquences du mal ? Où situer le regard sans risquer de limiter sa réalité dans les enchevêtrements d'une métaphysique close ? Dans cet essai brillant où la poésie se conjugue à la rigueur, Philippe Grosos propose une réflexion pour notre temps, un positionnement sans certitude qui permet d'appréhender au plus près l'irréductibilité du mal. Philippe Grosos, né à Paris en 1963, est professeur assistant de philosophie à l'Université de Lausanne. Il a notamment publié « Système et subjectivité », Vrin, 1996, et « Questions de système », L'Age d'Homme, 2007.
Note 
2019-06-29

Une réflexion très profonde sur le mal

Le vers sublime qui donne son titre à cette méditation philosophique, est de Dante. Il signe la disparition de Béatrice. Il dit que le mal est aussi profond qu’éclatant. Qu’il vibre dans nos chairs, consciences, héritages, familles. D’une sourde vibration, d’un « rayonnement paradoxal » qui est le « mode d’être du mal ». C’est cette approche qui est la force et la nouveauté de ce bel essai, où l’auteur nous conduit avec une sérénité forte de la conscience de l’insondabilité du mal, d’un mal « immaîtrisable » qui rend vaine toute rationalisation : « Insondable, le mal n’est accessible que par ses effets. » Il faut accueillir le réel dans sa surprenante nouveauté. Car le mal est bien non maîtrisable dans tous ses effets, y compris par le bien qui peut en naître, « ironie » qui ne le justifie en rien.
Je conseille cette réflexion qui m'a fait beaucoup de bien.

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